Author Archives: Téni-Tédji

Festival Téni- tédji : Jude Zounmènou annonce les couleurs de la 7ème édition

Au cours d’un entretien exclusif qu’il a accordé à dekartcom, Jude Zounmènou, délégué général du festival Téni- tédji a révélé les coulisses de la 7ème édition de son événement. Plusieurs innovations dont un atelier photo occupera ladite édition.

Dekartcom : L’édition 2016 du festival international des arts de la marionnette, plus connu sous le nom de « Teni Tedji » démarre le 30 novembre prochain. A quel niveau êtes- vous pour les préparatifs ?
Jude Zounmènou : Pour l’heure, les préparatifs vont bon train. Les invitations sont envoyées aux compagnies et autres invités du festival. Les premiers invités sont même déjà arrivés. Il s’agit de la compagnie Nord-Ouest Théâtre de la France qui vient d’abord pour recréer un spectacle intitulé Antigone avec la comédienne béninoise Gisèle Adandedjan. Ce travail se tient actuellement à Porto-Novo et ensuite ils iront à Grand-Popo pour finir la création et jouer dans des établissements scolaires à Grand-Popo, Ouidah et Kilibo, avant de finir sur le festival TENI-TEDJI, à partir du 30 Novembre. C’est un projet associé au festival que nous avons mis en place avec cette compagnie française.

Je peux donc dire, que nous sommes prêts à accueillir nos invités. En tout cas, en ce qui concerne le chronogramme que nous suivons, nous ne sommes pas en retard. Nous ne mettons que les dernières touches avant l’événement.

Combien de compagnies étrangères attendez- vous pour cette édition ?
En plus du Bénin, les compagnies étrangères sont au nombre de huit et nous viennent de la Côte d’Ivoire, du Burkina-Faso, du Togo, de la République Démocratique du Congo, de la Belgique et enfin de la France qui cette année vient avec trois compagnies.

Au total, combien de spectacles de marionnettes seront présentés par ces compagnies ?
Il faut que je précise que TENI-TEDJI n’est pas seulement un festival de marionnette mais aussi des arts de la rue en général. En ce sens, nous avons programmé une trentaine de spectacles tant de marionnette que d’arts de rue.

Tout ceci dans la ville de Porto-Novo ?
Non, cette année, en dehors de Porto-Novo, Cotonou et Grand-Popo sont prévus pour accueillir des spectacles dans le cadre du festival.

En dehors des spectacles que vous proposez, quelles sont les autres activités majeures qui meubleront cette édition ?
En dehors des spectacles qui, je le rappelle, sont éclatés sur plusieurs sites dont des établissements scolaires, il y aura aussi un atelier de photo encadré par le photographe Louis Agbo et des lectures spectacles qui seront faites par de jeunes comédiens amateurs de Porto-Novo et la compagnie Tabouret de la France. Il y aura également une exposition d’œuvres par des artistes et artisans au village du festival installé à la Bibliothèque Nationale à Porto-Novo.

Parlez – nous de l’atelier
Oui, cet atelier est une des grandes innovations de cette 7è édition. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que nous profitions du festival pour renforcer les capacités des jeunes dans tel ou tel domaine mais généralement, on ne sortait pas du cadre des arts de la marionnette.

Pour en revenir à l’atelier de photo, comme je l’ai dit plus haut, il sera animé par Louis Vidjanagni Oké-Agbo, photographe professionnel depuis bientôt quinze ans et qui se spécialise dans la photographie d’art. Le but de cet atelier est de réunir 5 photographes de la ville de Porto-Novo et les initier à la photographie artistique. Ce projet est motivé par le constat selon lequel les studios photos grouillent dans la ville mais rares sont ceux qui réussissent les photos d’art. Pendant deux semaines, les stagiaires seront encadrés qui leur donnera les rudiments de la photo d’art. Ensuite, ils s’exerceront en prenant des photos pendant le festival. Ces photos feront l’objet d’une exposition.

L’autre innovation de cette édition est bien sûr, et j’en parlais aussi, les lectures publiques avec des Lycéens dans le cadre du jumelage entre la ville de Joigny (France) et la ville de Kilibo (Bénin). A cet effet, un atelier de lecture spectacle est prévu avec la Compagnie LE TABOURET de Joigny et des lycéens de Kilibo les 7 et 8 Décembre. Mais avant cet atelier, des séances de lectures spectacle sont prévues avec des lycéens de Porto-Novo, encadrées par la délégation de la Compagnie LE TABOURET.

Nous avons constaté en 2015 qu’au niveau du village du festival, outre les spectacles de marionnettes dans les institutions et centres culturels retenus, vous avez instauré tous les soirs des concerts de musiques. Pourquoi une telle chose ?
Depuis la première édition du Festival, nous avons toujours voulu associer la musique au festival puisque la musique est un pan des arts de la rue. C’est ce que nous essayons de faire en proposant des concerts au village du festival.

Est- ce à dire que les populations ne s’intéressent pas aux marionnettes et il faut de la musique pour les motiver?
Non, pas du tout. Nous proposons un festival des arts de rue avec une attention aux marionnettes mais la musique y a toute sa place. Après, si cela permet aux populations de venir sur le site du festival et de suivre des spectacles de marionnettes, pourquoi pas. Mais, je vous fais remarquer que les concerts et animations au village du festival sont programmés les soirs, après les spectacles. Ce n’est donc pas une politique pour attirer. De toutes les façons, comme je l’ai dit, la musique fait partie intégrante des arts de la rue et donc de ce festival.

Puisque votre événement est un festival thématique axé sur les marionnettes, ne pensez- vous qu’il faille respecter strictement celle ligne pour habituer les populations aux arts de la marionnette ?
J’ai clarifié ces concepts tantôt. Et je le précise. TENI-TEDJI se veut être un festival de promotion des arts de la marionnette en particulier et des arts de rue en général. En d’autres termes, nous donnons priorité aux arts de la marionnette mais nous offrons aussi des tribunes pour toutes les autres formes d’arts de rue. Ce n’est pas seulement la musique, nous avons parlé de théâtre, de clowns, etc. Nous ne sommes pas fermés même si notre objectif principal reste le développement des arts de la marionnette.

Parlant de concert, l’année dernière, la chanteuse Zeynab Abib était la tête d’affiche, en ce qui concerne les concerts et effectivement, elle a joué et véritablement égayé le public. Vous en êtes fier d’ailleurs. Dites- nous, pour cette année, l’artiste- chanteur attendu et le jour de son concert.
Oui, c’était une fierté pour nous d’avoir programmé Zeynab qui était très attendue à Porto-Novo. Mais ce n’était pas la première fois. Nous avions déjà programmé John Arcadius, qui n’est plus à présenter. Nous essayons à chaque édition et selon nos moyens de proposer des artistes de renom ou pas aux populations.

Pour cette année, nous sommes toujours en négociation pour trouver les artistes qui vont attirer du monde car nous avons fait l’option de ne pas focaliser sur un seul artiste. Les discussions sont toujours en cours mais je puis vous dire que ce concert aura lieu le samedi 3 décembre et que nous l’organisons, cette année, avec l’association Partenari’Arts et Culture Bénin. Nous nous organisons donc pour qu’une fois encore, le concert de clôture du festival TENI-TEDJI reste dans les mémoires de ceux qui feront le déplacement.

Monsieur le délégué général, veuillez nous présenter Téni- Tédji en quelques chiffres depuis sa création
Le festival TENI-TEDJI de sa 1ère édition en 2010 à cette 7ème édition, c’est 41 pays, 66 compagnies, plus de 164 représentations pour environs 40.000 spectateurs. 

Réalisation : Dekartcom.net – Esckil AGBO

Teni-Tedji 2015 : A l’école des bonnes mœurs

Castigat ridendo mores” (Elle corrige les mœurs en riant).  Ce qu’on dit de la comédie est encore plus vrai quand il s’agit de la marionnette. Et cette assertion a encore retrouvé tout son sens au cours de la 6è édition du Festival International des Arts de la Marionnettes tenue du 02 au 06 décembre 2015. Pour preuve, les spectacles proposés par les compagnies « Les intrépides du Bénin » et « Ivoire Marionnettes » de la Côte d’Ivoire.

Jeudi 04 décembre 2015. Bibliothèque nationale du Bénin à Porto Novo. Les différents tableaux présentés tour à tour par les marionnettistes de la Côte d’Ivoire (Ivoire Marionnettes) et du Bénin (Les intrépides) arrachent le rire aux spectateurs. Mêlant humour et sérieux, ces marionnettistes se sont servis de leur art pour transmettre des messages de savoir-vivre et de savoir-faire.

Et ce rôle des marionnettistes, Eric Koty s’en est bien aperçu. « J’ai beaucoup aimé les deux spectacles, je me suis bien marré mais j’ai aussi gardé qu’il faut s’aimer les uns les autres. Il faut savoir vivre avec l’autre et partager », confie-t-il après avoir suivi les deux spectacles d’une trentaine de minutes chacun.

Un autre élève présent cet après-midi confie qu’il a plutôt été touché par la   méchanceté des hommes à travers leurs actes : l’agressivité des Hommes envers les animaux et la méchanceté de l’homme vers son semblable. Mais il parvient quand même à la conclusion que l’homme doit travailler à préserver la nature en adoptant envers celle-ci des comportements responsables.

En effet, à travers son spectacle « Le tambour de l’union », la compagnie « Ivoire Marionnette » raconte l’histoire d’un royaume, à l’époque où les animaux vivaient avec les hommes. Mais par la faute de son roi vaniteux et orgueilleux qui accepta d’échanger le tambour de l’union, symbole d’unité, de paix et fraternité du royaume contre une princesse fantôme pour satisfaire ses désirs personnels, c’est le désarroi total. S’en suit une série de guerre entre hommes et animaux. C’est finalement, Sibiri, le chasseur qui décida d’aller chercher le Tambour pour sauver le royaume.

La leçon tirée par les marionnettistes à la fin est claire : « Le sacré demeure sacré. Que les yeux voient, que les oreilles entendent mais que le cœur garde ».

« Quand je suis un spectacle de marionnettes, je me retourne toujours avec un plus. De fait, depuis l’année dernière où j’ai découvert ce festival, je n’ai plus raté aucun spectacle. Et cette année, j’ai décidé de venir avec ma fille » explique toute souriante dame Dotou en regardant fièrement sa fille alors qu’elles venaient de suivre le spectacle présenté par « Les Intrépides du Bénin ».

Et elle conclut : « en regardant ce second spectacle j’ai retenu que la femme est sacrée, donc elle mérite le respect absolu».

©Cell. Com / TENI TEDJI

“TENI TEDJI 2015” : La rançon de la détermination d’une équipe dynamique

Du 02 au 06 décembre 2015, la ville de Porto-Novo est de nouveau sous les feux de la rampe à travers le Festival International des Arts de la Marionnette dénommée Teni-Tedji. Depuis maintenant six ans, ce festival  connaît un succès  qui fait tâche. Une notoriété qui résulte de l’engagement des personnes ayant en charge son organisation, comme l’a reconnu Jude ZOUNMENOU, le Délégué Général du Festival lors de la cérémonie d’ouverture tenue le 02 décembre à la Bibliothèque Nationale.

En 2010, en initiant un festival d’envergure dédié à la promotion des arts de la marionnette, Jude ZOUNMENOU et son équipe prenait un pari risqué mais ils pouvaient compter sur leur détermination sans faille et leur envie de réussir. C’est le témoignage qu’a tenu à faire Jude ZOUNMENOU, le 02 décembre 2015, à l’heure où s’ouvre la 6è édition de Teni-Tedji.

A l’en croire,  ce couronnement que connaît le Festival International des Arts de la Marionnette Teni-Tedji « est le résultat d’un travail bien fait et acharné, de la détermination, de  l’engagement et de la ténacité de toute l’équipe de Teni-Tédji depuis 2010 à ce jour ».  A cela, s’ajoute sans aucun doute, « le professionnalisme des compagnies de divers horizons qui interviennent sur ce festival et la qualité de leurs prestations ».

Depuis sa première édition, le festival voit son public s’accroître et son programme de plus en plus en plus riche. Pour Jude ZOUNMENOU, il n’y a pas de doute, « la population a compris de quoi il s’agit. Les marionnettes qui étaient pour eux des mythes au début ne le sont plus aujourd’hui. Ceci a été possible grâce aux efforts fournis par tous depuis le début ».

Il faut dire que l’objectif principal du festival est un atout remarquable dans son évolution et son ancrage au sein de la population. En effet, au-delà de créer une nouvelle forme de divertissement et de délectation, de faire avancer la compréhension et l’appréciation des arts de la marionnette, il prend en compte l’éducation, la formation, la sensibilisation en se basant sur des faits communs aux humains.

Ainsi, la population vient aussi pour apprendre. « Au début, c’était notre rêve à nous seuls mais aujourd’hui c’est devenu celui de tout le monde. Les béninois ont adhéré au festival, et l’ont inclus dans leurs différents programmes annuels. » a expliqué Jude ZOUNMENOU.

D’autres facteurs sont aussi à prendre en compte dans la réussite de ce festival. Pour Fidel KPELI, un habitué de l’évènement, les périodes dans lesquels sont organisés le festival sont propices pour drainer du monde surtout la couche juvénile. « Teni-Tedji tombe souvent dans des périodes où les jeunes sont au repos. D’habitude, c’est pendant les congés » confie-t-il.

Enfin, alors que pour ces six premières éditions, l’accès à tous les programmes du festival a toujours été gratuit, l’option d’imposer pour un prix forfaitaire serait en étude, selon Jude ZOUNMENOU. « C’est vrai qu’en effectuant le déplacement, la population nous soutient. Mais jusqu’ici nous avons évolué seulement avec des subventions mises à disposition par des partenaires. Nous sommes sûrs que si le public contribuait aussi au financement d’une manière ou d’une autre, Teni-Tedji ira beaucoup plus loin» a conclut le délégué général du festival.

©Cell. Com / TENI TEDJI

Quand les marionnettes ont du cœur

Qui connaît l’orphelinat Don Bosco de Tokpota à Porto-Novo ? Un monde à part. Plus de cinq cents pensionnaires. Pour la plupart des enfants dont les parents ont été fauchés par le VIH. Des orphelins qui portent chacun les stigmates d’une histoire personnelle renversante, mais aussi des déshérités, des êtres innocents qui trainent une existence de damnés, de condamnés, des laissés pour compte qui refusent d’abdiquer, et qui vivent leur vie, à peu près comme vous et moi. Un monde entièrement à part, constitué d’âmes à part entière dont la seule existence est toute une leçon de vie, une leçon d’amour, de solidarité, d’humanisme tout simplement.

J’ai entendu parler, avec, je l’avoue, une oreille indiscrète, de la 6ème édition du festival international des arts de la marionnette au Bénin (TENI TEDJI). Puis, j’ai pris connaissance du programme. Surprise ! J’ai réalisé que TENI TEDJI, est un festival qui ne fait pas que attendre son public, mais qui sait aussi aller vers le public. Et quel public ! Dès que j’ai su que ce festival qui démarre officiellement aujourd’hui mercredi à Porto-Novo se portera vendredi prochain à l’école des Sourds muets de Louho (Ouémé) et le lendemain à l’orphelinat Don Bosco de Tokpota, mon intérêt a été instantané !

Jude Hermann ZOUNMENOU, marionnettiste au talent inénarrable et à la réputation mondialement établie, ce Jude Hermann là est un homme, un vrai ! Un homme avec un cœur grand comme le système solaire. Voilà un homme qui a compris que ‘‘pour laisser les traces dans ce monde, il faut être solidaire’’. Il organise un festival d’envergure internationale, avec six pays participants (Togo, Niger, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, France et Bénin), et il trouve l’occasion de déplacer tout ce beau monde du site officiel (la bibliothèque nationale) pour aller tour à tour dans un orphelinat et dans un centre de sourds-muets. Ça c’est avoir un cœur, un grand cœur, un cœur de trop !

La 6ème édition de TENI TEDJI démarre ce jour autour de 15heures, par une grande caravane de marionnettes. Un véritable carnaval riche en couleurs dans la ville-capitale aux trois noms. Ensuite, ce même mercredi, à partir de 19heures, sur le site officiel sis à la Bibliothèque nationale, Zeynab donnera un concert de musique inédit sur fond de prestations de marionnettistes de talent. Le lendemain jeudi, et le vendredi, et le samedi, et le dimanche, ce sera la même ambiance récréative.

J’imagine déjà la joie de ceux qui feront le déplacement. J’imagine déjà les moments de délice, de pur délire et de grande folie. J’imagine l’émerveillement de ceux qui feront le déplacement, devant l’étalage de cet art particulièrement divertissant. J’imagine…

Mais je veux le dire comme je le sens : pour moi, l’apothéose de cette sixième édition ce sera quand le TENI TEDJI se déplacera jeudi chez les sourds-muets de Louho et vendredi chez les orphelins de Don Bosco. J’imagine la joie de ces êtres particuliers envers lesquels le destin n’a pas été particulièrement tendre ? J’imagine déjà ces sourds-muets extasiés devant la danse des marionnettes. J’imagine les pleurs, les excitations, la béatitude, l’ivresse. J’imagine les regards émerveillés de ces orphelins à qui la vie à souvent fait croire qu’ils n’avaient pas le droit de goûter au bonheur. J’imagine les larmes de joie aux creux de regards innocents. J’imagine…

Mais pourquoi imaginer ? Je mesure toute la portée du geste de Jude Hermann ZOUNMENOU et tout le C.O du TENI TEDJI édition 2015, qui ont fait preuve de cet élan de cœur en pensant à ceux que la vie oublie si souvent…

En ce mois de décembre où les parents pensent déjà aux jouets de Noël pour leurs enfants ; où les enfants pensent déjà aux mots pour dire merci à leurs parents, le TENI TEDJI 2015 a pensé à apporter de la joie dans le cœur des enfants qui n’ont plus de parents, des enfants qui ne peuvent plus dire « je t’aime » parce qu’ils ont perdu l’usage de la parole…
Voilà ce que moi je retiendrai de cette sixième édition du TENI TEDJI qui commence ce jour à Porto-Novo.

Le vrai bonheur c’est celui que l’on fait naître dans le regard d’autrui. Merci à ceux qui ont le sens du partage et qui partageront ce message de soutien, en signe d’admiration et encouragement à JUDE et les siens, eux qui ont compris que le bonheur est la seule chose qui se multiplie quand on le partage.

Colince Yann, ivre d’émotions

La 5ème édition du festival Téni-Tédji démarre à Porto-Novo

tenitedjiA la faveur d’une cérémonie tenue à la place « Jean-Bayol » à Porto-présence de plusieurs autorités politico- administratives, le mercredi 22 octobre 2014, la cinquième édition du Festival International des Arts de la Marionnette Téni-Tédji a été lancée.

« Détermination, engagement, morosité économique, ténacité ». Ce sont les mots qu’a employé Jude Zounmènou, Délégué général du festival pour décrire les circonstances de l’organisation de l’acte 5 de son événement. Détermination et engagement parce que les obstacles notamment d’ordre financier et technique n’ont pas émoussé l’ardeur de l’équipe qu’il dirige. Les hommes et femmes qui travaillent avec lui ont incroyablement tenu le coup.

C’est pourquoi, Jude Zounmènou, dans son discours de bienvenue au cours de la cérémonie, les a félicités pour leur combat quotidien à ses côtés. Le Délégué général de Téni-Tédji n’a pas oublié de remercier ceux de ses partenaires qui continuent de l’accompagner dans son aventure. Devant Moukaram Océni, Maire de la ville de Porto-Novo et  Sa Majesté Toffa IX, le Directeur du Fonds d’Aide à la Culture, Blaise Tchétchao, représentant le Ministre de la Culture a été convié pour lancer officiellement les activités de cette cinquième édition de Téni-Tédji.

La marionnette, dit-il, est  « un art qui couvre l’imaginaire. À travers ces êtres animés, ce sont des messages qui passent et qui créent des ponts entre les cultures et les hommes. » Ayant compris cela, poursuit le représentant du Ministre, les organisateurs de ce festival se sont jetés dans son univers. Aujourd’hui, se réjouit Blaise Tchétchao, Téni-Tédji contribue énormément à la valorisation du patrimoine culturel béninois.

C’est pourquoi, indique le Blaise Tchétchao, il recevra toujours l’appui du Ministère de la Culture. Il a enfin exhorté les festivaliers à présenter aux populations béninoises une « grande fête des marionnettes » avant de lancer officiellement le Festival International des Arts de la Marionnette, édition 2014.

L’événement réunit des compagnies venues du Togo, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, de la France, de la Belgique et du Bénin. Jusqu’au dimanche 26 octobre 2014, elles animeront des spectacles ‘’cent pour cent marionnette’’ à Porto-Novo et à Cotonou.

Esckil AGBO

Compagnie: Cie Des Chemins de Terre

Pays : Belgique

Spectacle proposé (s) :

– “L’enfant cosmonaute” 

Durée : 1h

Synopsis : Chacun vient d’une Utopie oubliée : la République espagnole, la paix de Gandhi et le communisme est-européen. Ces rêves qui ont voulu changer le monde l’ont fait en partie, mais ont été étouffés depuis. Ils se mettent à partager leurs espoirs avec les objets qui traînent. Le marteau devient un bras, la casserole devient le visage. Les marionnettes sont le fruit du conscient que l’on veut montrer et de l’inconscient qui nous échappe. C’est là qu’habite l’enfant cosmonaute, dans ce royaume imaginaire.

Distribution :

Louis SPAGNA : Mise en scène
Stéphane GEORIS (Cie Des chemins de terre) : Marionnettiste
Sandra LANGE (Nuku Teatri) : Marionnettiste
Gabriel FABING (Cie La Valise) : Musicien

Programme des représentations :  

Mercredi 22 Octobre 2014 – 20 h 30’ – Théâtre de verdure / Maison Internationale de la Culture (Porto Novo)

Vendredi 24 Octobre 2014 – 20  h30’ – Théâtre de verdure / Maison Internationale de la Culture (Porto Novo)

Samedi 25 Octobre 2014 – 19 h – Institut Français (Cotonou) – Prix unique : 2000 Fcfa

Dimanche 26 Octobre 2014 – 19 h –  Théâtre de verdure / Maison Internationale de la Culture (Porto Novo)

– “Olaf Le polichineur de tiroirs”

Durée : 30 min

Synopsis : Dans un sabir universel, le professeur Olaf Stevenson donne sa leçon de philosophie marionnettique. Tasses de café, tartines, poireaux et bananes prennent vie pour un instant devant vous. Hilarant et profond.

Distribution : 

Comédien : Stéphane Georis
Mise en scène : Francy Begasse
Création lumières : Christian-Marc Chandelle

Programme des représentations : 

Jeudi 23 Octobre 20h Maison I ‘International de la Culture (Théâtre de verdure)

Samedi 25 Octobre 12H’ Institut Français (Cotonou) – Prix unique : 1000 Fcfa

Cie Evaglo (Togo)

Compagnie : EVAGLO

Pays : Togo

Spectacle proposé : Fortune et infortune pour Wadadje

Durée : 45 min

Auteur : Yves PINGUILLY

Mise en scène : Mme Vicky TSIKPLONOU

Manipulation : Tsikplonou Vicky. Idrissou Aminatou , Ahiamblé Enyonam, Sewonou Kossiwa

Synopsis : Qu’il est toujours bon d’apprendre la coutume avant de s’aventurer dans une nouvelle ville. Un jour, Wadadjé se mit en route pour une destination inconnue et imprécise. Il emporta sur lui deux bourses contenant des billets d’argent et des pièces d’or qu’il perdit étonnement dans la ville où il s’est reposé. Tout soucieux, il décida de retrouver sa fortune.

Après s’être adressé au curé, Wadadjé accuse l’honnête femme et demande qu’elle lui rendre la moitié de ce qu’elle a trouvé ; ce que la femme ne reconnait pas.Le Curé, très confus et ne sachant lequel des deux croire, les emmena à la cour du roi. Ce dernier, très habile, rendit un jugement qui surprend tout le monde

Programme des représentations : 

Jeudi 23 Octobre 2014 –  16h – DON BOSCO (Tokpota – Porto Novo)

Vendredi 24 Octobre 2014 – 19h – Théâtre de verdure / Maison Internationale de la Culture (Porto Novo)

Samedi 25 Octobre 2014 – 16H – Centre Culturel Chinois (Cotonou) 

Mots du Délégué général

Jude ZOUNMENOU, Délégué Général du festival Teni-Tedji ©Bénincultures

Jude ZOUNMENOU, Délégué Général du festival Teni-Tedji ©Bénincultures

Et de un, et de cinq. Les jours ont encore choisi de s’éclaircir sur une nouvelle édition, la 5ème pour être plus précise, de la vie des marionnettes au Bénin.

Détermination, engagement, morosité économique, ténacité sont les mots qui devront caractériser cette cinquième édition du festival international des arts de la marionnette au Bénin : « Téni-Tédji ».

Cette 5ème édition sera marquée par la forte présence des compagnies européennes et Américaine. Les compagnies africaines ne seront pas aussi des moindres. C’est donc avec ces professionnels des arts de la marionnette que la ville de Porto-Novo, célébrera encore les belles créations de ses acteurs qui animeront les centres culturels, les centres sociaux et autres lieux désignés pour les accueillir, à travers le Bénin.

Des innovations ? Oui cher public. « Le Village du festival » ouvrira ses portes pour vous proposer des animations assurées par des artistes tous les soirs,  et qui réservent plein d’autres surprises pour ces cinq belles soirées.

Je ferai de ma coiffure, l’ingratitude, si ici, hommage mérité n’est pas rendu à nos partenaires qui ont une fois encore cru en notre sérieux à faire de cet événement un véritable vecteur de développement culturel durable.

Vivement Octobre 2015 pour de plus belle aventures sur les traces des fils, gaines, tiges ……

Jude Hermann ZOUNMENOU

Teni-Tedji 2014 : Appel à participation

L’association THAKAMOU CULTURE-ARTS organise, du 22 au 26 octobre 2014, la plateforme festival de la 5è édition du Festival International de Marionnettes du Bénin « TENI TEDJI ». Cette édition se tient à Porto-Novo avec possibilité de diffusion à Cotonou, Calavi, Missérété et Granp-Popo (Bénin).

A cet effet, l’association lance un appel à participation à l’attention des compagnies de marionnettes béninoises, africaines et internationales qui souhaitent prendre part à cette édition.

Les troupes et compagnies de marionnette désireuses de participer à ce grand rendez-vous de l’art de la marionnette sont priées de remplir le Formulaire d’Inscription (Télécharger) et le renvoyer aux adresses mentionnées au bas du présent appel au plus tard le vendredi 21 Février 2014. Le formulaire doit être accompagné du dossier de spectacle.

Toutes les troupes/compagnies retenues seront informées le 07 Mars 2014. Une lettre d’invitation officielle sera envoyée à toutes les compagnies retenues.

Renseignements

Email : thakamouculturearts@gmail.com

Site : www.teni-tedji.com

Tél : 00229 97391539 ou 00229 98241969

Opportunité : Résidence internationale de création pour marionnettiste à Montréal (Québec, Canada)

Petits bonheurs, Casteliers et l’arrondissement d’Outremont souhaitent offrir une résidence de création à un marionnettiste étranger *.

Le projet artistique :
La résidence vise à encourager la création d’une nouvelle œuvre en théâtre de marionnettes pour les enfants de 0 à 6 ans. Ce projet favorisera les échanges entre le créateur et les artistes québécois, tout en lui offrant un temps et un espace de réflexion pour parfaire son projet de spectacle, soit-il en début, milieu ou fin de parcours.

Candidat recherché ** :
La résidence s’adresse à un marionnettiste professionnel étranger dont l’expérience est reconnue au niveau national, voire international. Le candidat doit avoir œuvré dans le milieu professionnel des arts de la marionnette depuis un minimum de 5 ans et avoir été associé à au moins une production.

Le candidat doit posséder une connaissance pratique du français.

Dates :

Du lundi 21 avril au dimanche 11 mai 2014

Conditions :

La résidence de trois semaines inclut l’hébergement, des per diem de 50 $/par jour (pour un total de 1000 $) et un lieu de travail selon les besoins.

De plus, la résidence inclut un passeport pour tous les spectacles de Petits bonheurs, le rendez-vous culturel des tout-petits qui aura lieu du 2 au 11 mai 2014, et permet des rencontres avec des programmateurs du Québec, du Canada et de l’étranger.

Enfin, la résidence ouvre la possibilité d’une présentation du spectacle achevé lors d’une édition future des festivals Petits bonheurs, le rendez-vous culturel des tout-petits et Les Trois Jours de Casteliers.

En échange, le candidat devra offrir pendant son séjour des ateliers de marionnettes pour les enfants de 3 à 6 ans, soit deux (2) dans le cadre du festival Petits bonheurs et deux (2) à Outremont, en plus d’une (1) rencontre avec les membres de l’Association québécoise des marionnettistes (AQM) et autres professionnels du milieu.

Le candidat doit aussi assumer lui-même le transport international entre son pays d’origine et Montréal.

Dossier de candidature :

Les marionnettistes intéressés doivent faire parvenir un dossier incluant :

– Un curriculum vitae (max 3 pages)

– Une lettre de motivation pour la résidence et une description des attentes (max 1 page)

– La description du spectacle en création (max 2 pages)

– La description de l’atelier proposé (max 1 page)

– Une liste des besoins matériels et d’espace pour la résidence et pour l’atelier (max 1 page)

– Un porte folio et dossier de presse (max 5 sélections)

Date limite : Le 1er novembre 2013

Les dossiers de candidature doivent être envoyés à Petits bonheurs, à l’attention de Marion Delpierre par courriel : info@petitsbonheurs.ca ou par la poste au 4200, rue Ontario Est, Montréal (Québec) Canada H1V 1K1

Tous les candidats recevront un avis de réception par courriel et l’annonce du marionnettiste choisi sera faite en décembre 2013.

(* Le genre masculin est utilisé par convention afin d’alléger le texte.)
(**La résidence prévoit l’accueil d’un artiste mais peut aussi accueillir une compagnie de deux marionnettistes (hébergement et billets de spectacles. Toutefois, il est à noter que les per diem de 50 $/jour ne pourront être offerts qu’à une seule personne).

Informations :

Petits bonheurs au info@petitsbonheurs.ca ou 514 872-9907
Casteliers www.casteliers.ca ou 514 270-7779
www.ville.montreal.qc.ca/outremont