Teni-Tedji 2015 : A l’école des bonnes mœurs

Castigat ridendo mores” (Elle corrige les mœurs en riant).  Ce qu’on dit de la comédie est encore plus vrai quand il s’agit de la marionnette. Et cette assertion a encore retrouvé tout son sens au cours de la 6è édition du Festival International des Arts de la Marionnettes tenue du 02 au 06 décembre 2015. Pour preuve, les spectacles proposés par les compagnies « Les intrépides du Bénin » et « Ivoire Marionnettes » de la Côte d’Ivoire.

Jeudi 04 décembre 2015. Bibliothèque nationale du Bénin à Porto Novo. Les différents tableaux présentés tour à tour par les marionnettistes de la Côte d’Ivoire (Ivoire Marionnettes) et du Bénin (Les intrépides) arrachent le rire aux spectateurs. Mêlant humour et sérieux, ces marionnettistes se sont servis de leur art pour transmettre des messages de savoir-vivre et de savoir-faire.

Et ce rôle des marionnettistes, Eric Koty s’en est bien aperçu. « J’ai beaucoup aimé les deux spectacles, je me suis bien marré mais j’ai aussi gardé qu’il faut s’aimer les uns les autres. Il faut savoir vivre avec l’autre et partager », confie-t-il après avoir suivi les deux spectacles d’une trentaine de minutes chacun.

Un autre élève présent cet après-midi confie qu’il a plutôt été touché par la   méchanceté des hommes à travers leurs actes : l’agressivité des Hommes envers les animaux et la méchanceté de l’homme vers son semblable. Mais il parvient quand même à la conclusion que l’homme doit travailler à préserver la nature en adoptant envers celle-ci des comportements responsables.

En effet, à travers son spectacle « Le tambour de l’union », la compagnie « Ivoire Marionnette » raconte l’histoire d’un royaume, à l’époque où les animaux vivaient avec les hommes. Mais par la faute de son roi vaniteux et orgueilleux qui accepta d’échanger le tambour de l’union, symbole d’unité, de paix et fraternité du royaume contre une princesse fantôme pour satisfaire ses désirs personnels, c’est le désarroi total. S’en suit une série de guerre entre hommes et animaux. C’est finalement, Sibiri, le chasseur qui décida d’aller chercher le Tambour pour sauver le royaume.

La leçon tirée par les marionnettistes à la fin est claire : « Le sacré demeure sacré. Que les yeux voient, que les oreilles entendent mais que le cœur garde ».

« Quand je suis un spectacle de marionnettes, je me retourne toujours avec un plus. De fait, depuis l’année dernière où j’ai découvert ce festival, je n’ai plus raté aucun spectacle. Et cette année, j’ai décidé de venir avec ma fille » explique toute souriante dame Dotou en regardant fièrement sa fille alors qu’elles venaient de suivre le spectacle présenté par « Les Intrépides du Bénin ».

Et elle conclut : « en regardant ce second spectacle j’ai retenu que la femme est sacrée, donc elle mérite le respect absolu».

©Cell. Com / TENI TEDJI