“TENI TEDJI 2015” : La rançon de la détermination d’une équipe dynamique

Du 02 au 06 décembre 2015, la ville de Porto-Novo est de nouveau sous les feux de la rampe à travers le Festival International des Arts de la Marionnette dénommée Teni-Tedji. Depuis maintenant six ans, ce festival  connaît un succès  qui fait tâche. Une notoriété qui résulte de l’engagement des personnes ayant en charge son organisation, comme l’a reconnu Jude ZOUNMENOU, le Délégué Général du Festival lors de la cérémonie d’ouverture tenue le 02 décembre à la Bibliothèque Nationale.

En 2010, en initiant un festival d’envergure dédié à la promotion des arts de la marionnette, Jude ZOUNMENOU et son équipe prenait un pari risqué mais ils pouvaient compter sur leur détermination sans faille et leur envie de réussir. C’est le témoignage qu’a tenu à faire Jude ZOUNMENOU, le 02 décembre 2015, à l’heure où s’ouvre la 6è édition de Teni-Tedji.

A l’en croire,  ce couronnement que connaît le Festival International des Arts de la Marionnette Teni-Tedji « est le résultat d’un travail bien fait et acharné, de la détermination, de  l’engagement et de la ténacité de toute l’équipe de Teni-Tédji depuis 2010 à ce jour ».  A cela, s’ajoute sans aucun doute, « le professionnalisme des compagnies de divers horizons qui interviennent sur ce festival et la qualité de leurs prestations ».

Depuis sa première édition, le festival voit son public s’accroître et son programme de plus en plus en plus riche. Pour Jude ZOUNMENOU, il n’y a pas de doute, « la population a compris de quoi il s’agit. Les marionnettes qui étaient pour eux des mythes au début ne le sont plus aujourd’hui. Ceci a été possible grâce aux efforts fournis par tous depuis le début ».

Il faut dire que l’objectif principal du festival est un atout remarquable dans son évolution et son ancrage au sein de la population. En effet, au-delà de créer une nouvelle forme de divertissement et de délectation, de faire avancer la compréhension et l’appréciation des arts de la marionnette, il prend en compte l’éducation, la formation, la sensibilisation en se basant sur des faits communs aux humains.

Ainsi, la population vient aussi pour apprendre. « Au début, c’était notre rêve à nous seuls mais aujourd’hui c’est devenu celui de tout le monde. Les béninois ont adhéré au festival, et l’ont inclus dans leurs différents programmes annuels. » a expliqué Jude ZOUNMENOU.

D’autres facteurs sont aussi à prendre en compte dans la réussite de ce festival. Pour Fidel KPELI, un habitué de l’évènement, les périodes dans lesquels sont organisés le festival sont propices pour drainer du monde surtout la couche juvénile. « Teni-Tedji tombe souvent dans des périodes où les jeunes sont au repos. D’habitude, c’est pendant les congés » confie-t-il.

Enfin, alors que pour ces six premières éditions, l’accès à tous les programmes du festival a toujours été gratuit, l’option d’imposer pour un prix forfaitaire serait en étude, selon Jude ZOUNMENOU. « C’est vrai qu’en effectuant le déplacement, la population nous soutient. Mais jusqu’ici nous avons évolué seulement avec des subventions mises à disposition par des partenaires. Nous sommes sûrs que si le public contribuait aussi au financement d’une manière ou d’une autre, Teni-Tedji ira beaucoup plus loin» a conclut le délégué général du festival.

©Cell. Com / TENI TEDJI